dimanche 24 mars 2013

Opposition syrienne : rien ne va plus, faites vos jeux.

Quelle farce sinistre que cette opposition syrienne, pathétique marionnette de nos alliés démokrates, nous avons nommé le Qatar et l’Arabie Saoudite ; et de nous-mêmes bien entendu, les Représentants du Bien sur Terre (RBT).

Avant-hier, où peu s’en faut, on nous annonçait que l’opposition syrienne avait un premier ministre tout neuf, tout droit sorti des sables. Oui, des sables, mais pas des sables syriens, non pas, mais des sables texans. Eh oui, M. Ghassam Hitto est un citoyen américain qui a quitté la Syrie il y a plus de trente ans.

Fifty-year-old Hitto was born in Damascus but has lived for decades in the United States, mostly in Texas. He is described as being heavily involved in various Islamic causes. He holds a bachelor’s in mathematics and computer science from Purdue University in Indiana, earning an MBA from the same school in 1994.

The long-time tech executive's resume includes 25 years with technology and telecommunications firms, with 16 of those as an executive manager.
(Sources : RT - 18 M1rs 2013)

En bref, vous avez bien compris, chers lecteurs, à quel point M. Hitto est un syrien pur jus, au fait de la vie et des coutumes syriennes tout comme il doit être un homme de terrain particulièrement chevronné... D’ailleurs il « milite » pour la « cause » depuis si longtemps qu’on ne se souvient plus très bien de la date de son engagement...

Hitto left the corporate world in November 2012 "to join the ranks of the Syrian revolution.
(Sources : RT - 18 M1rs 2013)

Nous voilà rassurés !

Totalement inconnu il y a trois mois M. Hitto fût littéralement propulsé et nommé au forceps « premier ministre » d’une opposition en décomposition, phagocytée par le Qatar et ses minions, les frères musulmans, M. Hitto étant, parait-il, très proche d’eux sans en faire partie... C’est touchant aux larmes, cette proximité si indépendante.

Cela dit cette pseudo élection de M. Hitto provoqua le départ et les protestations de nombreux membres de l’opposition avant « l’éléction », notamment ceux qui ne sont ni des islamiques ni des frères musulmans. A la suite des « élections » 12 membres du Conseil démissionnèrent, bloquant ainsi la formation du pseudo gouvernement transitoire imaginé par le Qatar et les Occidentaux.
Pour ajouter à la pagaille, la Free Syrian Army refusa de reconnaitre l’élection de Hitto.

Several high-profile members of the opposition, including tribal leader Ahmad Jarba and veteran opposition campaigners Walid Bunni and Kamal Labwani, withdrew from the session prior to the vote to protest what they say is a foreign-backed campaign to elect Hitto, Reuters reports.

Syria’s opposition coalition had faced considerable pressure from the United States and its allies to unite under a single leader and establish a clear operational hierarchy as a condition of receiving more aid.

Others have accused him of being selected by the Muslim Brotherhood, expressing concerns Syria could go the route of other Arab Spring countries.

"We don't want what happened in Egypt to happen in Syria. They hijacked the revolution," Labwani told AFP.
(Sources : RT - 18 M1rs 2013)

Eh oui, c’est pourtant bien là que le bas blesse puisque le but ultime du Qatar et des Occidentaux est de mettre au pouvoir les Frères Musulmans, comme en Egypte précisément. On les voit comme des interlocuteurs « sérieux », modérés et surtout ouverts au « modèle économique » occidental... C’est bien entendu le point essentiel puisque le but ultime de cette « guerre » est de permettre au Qatar de faire passer son pipeline à travers la Syrie vers la Turquie pour acheminer le gaz dont nous avons tant besoin, nous autres européens désintéressés, survivant uniquement d’amour et d’eau fraiche. Ne pas oublier que ce projet qatari entre en compétition directe avec le projet de pipeline irano-irako-syrien qui lui aussi a pour but de livrer du gaz à l’Europe. D’où l’agitation guerrière extrême du Qatar qui a provoqué, à travers les FM syriens, la guerre civile qui détruit la Syrie en ce moment même.

Tout allait donc bien dans le meilleur des mondes possibles il y a quelques jours. La Qatar avait un Président et un premier ministre de l'opposition syrienne, sans compter un éventuel gouvernement, à qui il comptait octroyer le siège de la Ligue Arabe dont il avait expulsé le gouvernement légitime en Novembre 2011.

Raté, apparemment.

1) il n’y a plus de président de l'opposition syrienne, ce dernier venant d'annoncer sa démission de ce poste auquel on l'avait mis il y a quatre mois à peine. Voici un extrait de sa déclaration :

But there is a bitter reality [to] tame the Syrian people and besiege their revolution and attempting to control it. 

Everything that happened to the Syrian people, from destruction of infrastructure, arrest of tens of thousands of their children and displacement of tens of thousands and other tragedies is not enough for the world to take an international decision to allow people to defend themselves. 

Those who are willing to obey [outside powers] will be supported, those who disobey will offered nothing but hunger and siege. We will not beg for help from anyone.

Il semblerait que l'ex président n'ait pas apprécié la nomination par le Qatar de ce premier ministre "proche" des FM.

2) L'Irak et l'Algérie ont opposé leur véto à la volonté du Qatar de donner le siège de la Syrie à la Ligue Arabe à l'opposition, c'est à dire aux FM financés et armés par le Qatar, les Saoudiens et nous.

3) Quant au pseudo premier ministre, il ne représente que lui, les FM et le Qatar.

pendant ce temps là Al Qaeda et Al Nosra assassinent à qui mieux mieux et détruisent le pays autant qu'ils le peuvent.

Mais pour le moment tout le monde est content à Cochon sur Terre, le meilleur des mondes.

vendredi 22 mars 2013

France : les idées très nouvelles de l'UMP...

La vie, chers lecteurs, réserve des surprises ... étonnantes. Particulièrement la vie politique, où plutôt le cirque politique.

Il parait que nous sommes en crise et il semblerait même que ce soit grâââve...
Mais c’est nouveau. C’est même tellement nouveau que personne ne le savait avant les élections présidentielles qui ont porté au pouvoir l’actuel président de la république Normal 1er, et espérons-le, « dernier » également.

D’ailleurs il suffit de se souvenir des programmes grandioses de notre parti unique l’UMPS pour se convaincre que nul parmi nos zélites hallucinées ne s’étaient rendu compte de la situation puisque personne ne promettait quoi que ce soit qui aurait pu trahir le plus léger pessimisme que ce soit dans le chef des candidats. Non, chacun promettaient monts et merveilles ; personne n’a promis, comme l’illustre Churchill en 1940, « du sang et des larmes ». C’était pourtant la seule chose à promettre car celle-ci, au moins, aurait été tenue.

A la décharge des candidats, si l’un d’eux l’avait fait, personne n’aurait voté pour lui.
Soyons lucides.

Bref, désormais nous sommes ... eh oui, une fois encore, on ne les compte plus, nous sommes ... sauvés.

Cette fois il semblerait que l’UMP, une des branches de notre parti unique, se soit légèrement réveillée de son coma habituel. Il parait même qu’ils auraient fait des propositions au cas où il retourneraient au pouvoir. Sans blague ! Si, si, et ils ont fait des propositions TRES sérieuses. Nous les connaissons, n’est-ce pas, ce sont des gens en qui nous pouvons avoir la plus totale confiance, au moins autant que leurs collègues actuellement au pouvoir. C’est dire !
Apparemment les cerveaux mal irrigués de l’UMP partent de la constatation tout à fait nouvelle que la part de l’état français dans le PIB est de 57%. Il est vrai que c’est une surprise puisque il semblerait que cela ne date que de la prise de fonction de Normal 1er. Ce qui explique parfaitement pourquoi personne à l’UMP n’avait cru bon de s’en inquiéter lors de leurs dix ans de pouvoir sans interruption. C’est si nouveau ! Mais ils sont vifs, à l’UMP, et ils sont décidé de s’attaquer de front à cette situation très récente (à peine un an).

Ils ont donc décidé de réduire la part de l’état français dans le PIB de 57% à 50%.

Eh bééé, tant que çà !

Pour y parvenir, l’UMP envisage des mesures comme la relance de la révision générale des politiques publiques, l’allongement du temps de travail à 39 heures dans la fonction publique ou le non remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite « hors secteurs régaliens ».

L’UMP remet également sur le tapis la « TVA anti-délocalisation », abandonnée par François Hollande, avec un taux qui passerait à 23%, ce qui permettrait notamment de compenser en partie la suppression des cotisations sociales des entreprises pour la branche famille.

Figure également au menu une réorientation de l’épargne pour la rendre plus « productive ». Sont prévus pour cela une baisse des plafonds des livrets d’épargne réglementée, à l’exception du LEP, l’allongement (de huit à douze ans) de la durée de détention de l’assurance vie pour bénéficier d’une exonération fiscale et un encouragement aux contrats en « unités de compte ».
(Sources : www.bvoltaire.fr)

Vous pouvez apprécier, chers lecteurs, la novlangue utilisée pour obliger les gens à ne pas épargner et à dépenser leur argent pour continuer à faire tourner le système, car c’est de cela qu’il s’agit. Dans un pays comme le nôtre où nous tentons d’épargner le plus que nous pouvons, et après l’épisode chypriote, il y a fort à parier que les bas de laine et les matelas vont se regarnir aux dépends des banques en faillite.

L’UMP veut encore réformer les droits de succession et de donation pour encourager la mobilité du patrimoine en favorisant sa donation de son vivant, simplifier le dispositif fiscal en réduisant d’un tiers le nombre de prélèvements obligatoires ou encore réduire le nombre de niches fiscales.

Elle prône enfin des coopérations renforcées au niveau européen pour harmoniser l’impôt sur les sociétés ou mettre en place une fiscalité écologique et sociale aux frontières de l’Union.
(Sources : bvoltaire.fr)

Quel programme, chers lecteurs !
Rien n’est nouveau, bien entendu, ce qui ne veut pas dire que ce sont de mauvaises idées en soit. Mais étant donné qu’il est difficile d’affirmer que l’actuelle situation catastrophique du pays n’est due qu’à la médiocrité extraordinaire de Normal 1er et de son gouvernement, nous pouvons regretter que l’UMP, qui fût au pouvoir ces dix dernières années, n’ait pas songé plus tôt à faire ce qu’elle prône soudain avec tant d’empressement.

A moins qu’ils ne soient aussi médiocres que leurs siamois du PS.
Ce qui constitue une crainte on ne peut plus justifiée.

Nous pouvons aussi nous poser la question de savoir si ce qu’ils nomment pompeusement des « mesures » seront suffisantes pour redresser quoi que ce soit.
La réponse est « non ».

Ce qui nous amène à constater que, décidément, nos zélites dirigeantes n’ont toujours pas compris dans quelle sorte de crise nous nous trouvons et que nous ne pouvons absolument pas compter sur elles pour nous en sortir.

Pendant ce temps là tout le monde est content à Cochon sur Terre, le meilleur des mondes.

mardi 19 mars 2013

Chypre : le Parlement rejette la loi.

Le Parlement chypriote vient de rejeter la loi imposant aux déposants des banques chypriotes le vol d'une partie de leurs dépôts.
Contrairement aux attentes c'est quasiment à l'unanimité que le Parlement chypriote a rejeté la loi imposée par les kakistocrates de l'UE.

Jugez-en :
- Contre : 36 voix
- Abstention : 19 voix
- Absence : 1 voix
Le compte y est puisque le Parlement ne compte que 56 sièges.
En résumé, pas une voix pour.

Désormais, c'est l'inconnu.

Mais c'est un bon début.

Olivier Delamarche : on nous prend pour des cons et ça marche.