mardi 12 mai 2009

De la grippe porcine ou comment les cochons se suicident

Nous avons eu chaud, on a failli réussir à nous faire peur ! Pourtant nos médias si talentueux ont fait tout ce qu’ils ont pu pour semer la panique à Cochon-sur-Terre à l’aide des annonces grand spectacle dont ils sont si friands et coutumiers, comme les parallèles établis avec la grippe espagnole de 1918-1921 qui fit 50 millions de morts… Mais en dépit de tout ce travail l’affolement ne s’est pas propagé car apparemment, ou pour le moment, la grippe porcine ne se répand qu’avec une lenteur affligeante. Et puis nous nous sommes lassés car cela faisait déjà un peu plus d’une dizaine de jours qu’on nous bassinait avec cette pandémie qui s’est révélée jusqu’à aujourd’hui extrêmement décevante ; notre attention s’est donc détournée vers d’autres nouvelles plus croustillantes et plus dignes de stimuler très temporairement l’ennui congénital qui est le nôtre, savamment développé et entretenu par nos gouvernements de Cochon-sur-Terre.

Nous étions donc au bord du désastre, sur le seuil de la catastrophe, sur le point de tomber dans les bras d’une pandémie qui n’aurait pas manqué de nous embarquer presque tous pour un voyage, parait-il, si long que l’on n’en revient pas, un « trip » non subventionné ni même organisé par un tour operator quelconque ! En réalité il semble qu’à Cochon sur Terre les nouvelles alarmistes autant qu’alarmantes se suivent à la queue leuleu comme pour ne jamais nous laisser la possibilité de réfléchir à quoi que ce soit. Et l’éventail est large : que ce soit un virus, une crise financière doublée d’une crise économique sans parler de la crise écologique ou de la crise de société qui mine notre monde idyllique, les terroristes ou les armes nucléaires en Iran, bientôt avantageusement remplacée par celles du Pakistan en voie de désintégration et beaucoup d’autres mortels dangers pour notre glorieuse civilisation de la marchandise immaculée. Comme on voit nous ne pouvons plus nous passer d’une menace contre nous, contre notre mode de survie, contre notre modèle sociétal si réussi etc… Malheureusement il semblerait que dans cette liste innombrable de dangers en tout genre nous en ayons oublié un. Vous pourriez dire que ce n’est pas bien grave étant donné la liste impressionnante de tous les autres ; il ne devrait pas être bien difficile de venir à bout d’un seul danger après tous ceux contre lesquels nous luttons victorieusement à chaque instant. Et pourtant vous auriez grand tord si vous pensiez de la sorte car cette menace pour nous-mêmes n’est pas à prendre à la légère. Nous pourrions même affirmer que c’est la plus dangereuse à laquelle nous ayons à faire face. Ce danger redoutable c’est nous-mêmes.
La grippe porcine dont on parle tant nous en donne un exemple frappant.

Nous savons que les premiers cas connus se déclarèrent au Mexique, et plus précisément dans l’Etat de Vera Cruz où la société américaine Smithfield Farms (le plus grand producteur de porcs et de boeufs au monde) possède d’énormes élevages industriels de porcs, notamment à Perote, sous le nom d’une de ses filiales Granjas Carroll qui élève environ 950.000 porcs par an (pour l’année 2008). De nombreux indices laissent penser que ce nouveau virus est issu directement de ces énormes élevages industriels de porcs. Mais tout d’abord qu’est ce que ce virus ?

« According to the US Centers for Disease Control, the new virus is a mixture of four different viruses: North American swine flu, North American avian flu, human H1N1 flu and a swine flu strain found in Asia and Europe.

It is unusual to be infected by two flu viruses at the same time, and even rarer for one of those viruses to come from another species. But it does happen, especially in pigs, which are susceptible to both human and bird flu viruses. Repeated reassortments can produce mixtures like that found in the swine flu virus now spreading worldwide.”
(New Scientist - Pr Michael Le Page - 27 Avril 2009)

En d’autre terme ce virus est un monstre que seules des conditions anormales peuvent engendrer.

Or pour de très nombreuses personnes ces conditions anormales sont celles crées par les élevages industriels, dénoncées depuis des années comme dangereuses car ayant le potentiel de développer des épidémies en créant de nouveaux virus de plus en plus résistants aux antibiotiques dont on gave les animaux élevés dans ces fermes industrielles. Que ce soit au Mexique, aux USA, au Canada ou ailleurs, il n’est pas rare que l’on trouve 6.000 porcs nourris ensemble dans le même bâtiment dans des conditions plus que douteuses. Ces animaux stressés, nourris de bouillies artificielles, sont entassés dans des cages si étroites qu’ils ne peuvent souvent pas bouger, vivant au dessus de leurs excréments dont l’ammoniaque issu du lisier leur brûle les voies respiratoires, sans aucun contact avec la lumière naturelle sans pouvoir respirer un minimum d’air frais, le tout incitant une chute importante de leur système immunitaire ce qui provoque une faible résistance aux virus. Or les virus mutent dans les voies respiratoires des porcs, celles qui sont précisément brûlées par l’ammoniaque, particulièrement les virus humains et aviaires. C’est là qu’ils donnent naissance à des monstres comme celui auquel nous devons faire face aujourd’hui. De là ces virus sont transmis non seulement par les ouvriers qui travaillent dans ces fermes industrielles en contact permanents avec des milliers d’animaux, dont une partie sont malades, mais aussi par la voie des airs, que ce soit par le vent, les oiseaux ou les mouches qui pullulent sur les montagnes de lisier qui s’entassent sans précaution autour de ces fermes industrielles.

«(…) les élevages industriels n’offrent aucune sécurité sur le plan biologique. Il y a des gens faisant des allées et venues sans arrêt. Si vous vous tenez à quelques kilomètres sous le vent d’un élevage industriel, vous pouvez facilement attraper des virus pathogènes. Et le lisier n’est pas toujours éliminé. »
(Pr Ellen Silbergeld – Professeur des sciences de la santé environnementale à la John Hopkins University)

Mais les méfaits de ces élevages industriels ne cessent pas là.
Ils provoquent de multiples dégradations à l’environnement dans lequel ils se trouvent qui engendrent à leur tour des problèmes graves de santé publique. C’est ainsi que les déchets d’origine animale (animaux morts de maladie) et les quantités énormes d’excréments que ces exploitations génèrent sont beaucoup trop importantes pour être absorbées par les sols environnant ce qui provoque une pollution importante des sols et des nappes d’eau, des lacs ou des cours d’eau se trouvant à proximité.
Les témoignages des habitants de La Gloria, village se trouvant près de l’élevage industriel de la société Granjas Carroll, filiale de Smithfiel Farms, d’où est probablement sorti le virus dit de la grippe porcine, correspondent très exactement à ce que rapportait la commission du Pew Research Center sur l’élevage industriel en Avril 2008.


« D’après un habitant de la communauté, Eli Ferrer Cortes, les matières fécales et organiques produites par la société Granjas Carroll ne sont pas traitées de manière adéquate, ce qui provoque une pollution de l’eau et de l’air dans la région » (Traduction de l’auteur)
(« La Marcha », journal de Vera Cruz – Mexique)

Une forte pollution atmosphérique est également relevée autour de toutes les fermes industrielles, jusqu’à provoquer des troubles respiratoires graves que l’on peut observer chez les habitants de La Gloria comme chez tous ceux vivants à proximité d’un de ces élevages, notamment aux USA, diagnostic confirmé là encore par le rapport de la commission :

« Communities near IFAP facilities (fermes d’élevages industrielles) are subject to air emissions that can significantly affect certain segments of the population (…).
(…) Adverse community health effects from exposure to IFAP air emissions fall into two categories: 1) respiratory symptoms, disease and impaired function and 2) neurobehavioral symptoms and impaired functions.”
(Pew Research Center Commission on Industrial Farm Animal Production – 29 Avril 2008)

D’autre part les porcs élevés dans des fermes industrielles sont systématiquement bourrés d’antibiotiques afin de les protéger contre les taux d’infection de plus en plus élevés que l’on rencontre dans ces industries. Malheureusement cela aurait tendance à produire l’effet inverse, c'est-à-dire à créer des bactéries de plus en plus résistantes aux antibiotiques et aux vaccins qui sont eux aussi communément administrés aux animaux. Ces virus de plus en plus tenaces peuvent se transmettre ensuite aux humains comme l’a prouvé le cas de cette nouvelle sorte de staphylocoque doré que l’on voit désormais se développer, responsable de 20% des infections humaines dues aux virus. C’est ainsi que le 21eme siècle pourrait bien devenir le siècle qui restera dans l’histoire comme celui qui aura généré le plus de nouveaux virus, et par conséquent de nouvelles maladies, face auxquelles nous risquerions d’être de plus en plus démunis si l’on poursuivait dans cette voie. Ce que nous ne manquerons pas de faire.
L’industrie alimentaire tente par tous les moyens à nier et étouffer ces problèmes, notamment par des actions de lobbying intenses. La Pew Commission a d’ailleurs déclaré qu’elle s’était heurtée à l’opposition systématique des conglomérats lors de son enquête et que ces derniers avaient même menacé les chercheurs qui collaboraient avec elle de ne plus financer leurs recherches. Cette industrie tente de justifier ces élevages industriels par leur soit disant efficacité. C’est un leurre. Aux USA par exemple il y avait en 1965 53 millions de porcs repartis sur 1 million de fermes ; aujourd’hui il y en a 65 millions répartis sur seulement 65.000 sites appartenant à des conglomérats dont le plus gros est Smithfield Farm (porcs et bœufs). Cette soit disant efficacité n’est possible qu’en raison des prix très bas des denrées alimentaires, de l’eau et de l’économie liée au confinement des animaux dans les bâtiments. Malgré cela la rentabilité de ces sites reste faible ce qui explique pourquoi la main d’œuvre doit être réduite au maximum, d’où l’automatisation de tout le système d’alimentation des animaux, y compris l’eau, ainsi que l’automatisation de l’évacuation des excréments et autres déchets comme les carcasses des animaux morts des suites d’infections notamment.

«Ce n’est pas par hasard si l’on a assisté pendant les dix dernières années à une explosion de nouveaux virus, précisément au moment où l’élevage industriel s’est tellement développé. Par exemple, entre 1994 et 2001, le pourcentage de porcs américains qui vivent et meurent dans d’immenses fermes industrielles a grimpé de 10% à 72%. La grippe porcine, qui était stable depuis 1918, a soudain pris un essor extraordinaire pendant cette période.»
(The Independant – 01.05.09 – John Hari)

Dans ce domaine encore la rationalisation à outrance, la maximisation des profits et la déshumanisation se sont faites aux dépends de l’exploitation traditionnelle de type familial qui restait encore en 1965 la grande majorité dans les campagnes américaines comme ailleurs. C’est ainsi que les fermes familiales qui produisaient diverses variétés de culture à la fois, possédaient plusieurs sortes d’animaux sans compter le verger ou le potager, ces fermes en tant qu’entité économique plus ou moins viable ont disparu et avec elles le tissu social local dont elles étaient parties prenantes. Elles ont fait place à une agriculture industrielle produisant une seule variété de culture ou une seule espèce animale à la fois. Pour s’assurer des revenus garantis les éleveurs ont abandonné leur indépendance aux mains de grands conglomérats qui leur achètent leur production tout entière ; cela les oblige à s’endetter pour investir dans les installations nécessaires à de telles productions et à se mettre sous contrat avec ces conglomérats. Une fois endettés ils se retrouvent prisonniers de leurs acheteurs sans lesquels ils ne pourraient écouler leur production. Ce système a provoqué un exode rural et un appauvrissement général des campagnes :

« (…) In fact, industrialisation leading to corporate ownership actually draw investment and wealth from the communities in which specific IFAP facilities are located”
(Pew research Center Commission on Industrial Farm Animal Production – 29 Avril 2008)

Alors quelles solutions adopter pour éviter une véritable épidémie, que faire pour empêcher de nouveaux virus de se former, toujours plus résistants à nos antibiotiques ? Que faire également pour retrouver une nourriture plus saine et plus riche pour l’homme ? Officiellement nos gouvernements bien-aimés prônent la prévention d’une épidémie par les vaccins et la médication, ce qui signifie qu’il suffirait d’attendre qu’une infection se déclare quelque part pour vacciner tout le monde et fournir les médicaments nécessaires. Prions donc pour que nous les ayons en réserve, ce qui semble improbable, et surtout que nous ayons ceux qui seront adaptés au cas qui se présentera. Or comment avoir un vaccin ou des médicaments efficaces contre un virus que l’on ne connaît pas ? Et dans ce cas combien de temps sera-t-il nécessaire pour en trouver un puis le fabriquer ? Dix ans, vingt ans, plus encore? Comme on l’a bien vu pour le cas du sida cela demanderait peut-être même beaucoup plus de temps ; et si épidémie il y avait il y aurait des millions de morts bien avant d’avoir même trouver quoi que ce soit, sans parler de le mise en circulation de l’hypothétique produit. La grippe espagnole est là pour nous remémorer ce qu’est une véritable épidémie, une maladie qui se transmet à une vitesse foudroyante et qui peut faire 50 millions de morts en deux ou trois ans (1918-1921).
La vérité est que nous ne savons plus ce qu’est une épidémie comme nos ancêtres il n’y a pas si longtemps les connaissaient encore. Car lorsqu’il s’en déclenche une cela provoque un carnage en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Or non seulement nous l’avons oublié mais en plus de tout nous faisons tout notre possible pour en créer une par nos pratiques d’apprentis sorciers. Les vaccins ou les médications ne sont pas suffisants, loin de là. Lorsque nous aurons à les utiliser cela signifiera qu’il sera bien trop tard puisque le virus sera déjà dans la place. Cette solution n’empêche nullement la maladie d’arriver, elle ne constitue qu’une tentative de la ralentir ou de l’empêcher de nuire le plus possible. Mais comme on sait certaines d’entre elles peuvent résister à tout ce que l’on connaît et ce d’autant plus que les virus deviennent de plus en plus résistants à nos médications les plus fortes.
Il faut donc remonter plus loin afin de prévenir un tel cataclysme. Il faut prendre le mal à sa racine ce qui signifie remonter jusqu’à la cause du problème : l’industrialisation à la fois de l’agriculture et de l’élevage qui est intrinsèquement hautement pathogène. S’attaquer au problème c’est s’attaquer au pouvoir des géants du secteur. Plus qu’un problème économique c’est à un problème politique que nous avons désormais à faire.

“Any amelioration of this new pathogen ecology would have to confront the monstrous power of livestock conglomerates such as Smithfield Farms (pork and beef) and Tyson (chickens). The commission reported systemic obstruction of their investigation by corporations, including blatant threats to withhold funding from cooperative researchers.
This is a highly globalised industry with global political clout. Just as Bangkok-based chicken giant Charoen Pokphand was able to suppress enquiries into its role in the spread of bird flu in southeast Asia, so it is likely that the forensic epidemiology of the swine flu outbreak will pound its head against the corporate stonewall of the pork industry.”
(The Guardian – 01.05.2009)

Vu sous un autre angle l’élevage des bovin, et donc leur consommation, provoquerait encore une autre sorte de nuisance pour nous tous, y compris les végétariens… En effet selon un rapport de l’ONU datant de 2006 le cheptel bovin mondial serait responsable de 18% de l’émission des gaz à effet de serre, autant que ce qui est dû aux transports. Des chercheurs japonais ont confirmé cette étude en soulignant que leurs calculs montraient que les 2/3 de l’énergie nécessaire à produire 1 kg de bœuf venaient : du transport de la nourriture nécessaire à l’alimentation des bovins et de la production elle-même. Cela ne devrait pas être faux non plus pour les porcs.

That means that 2.2lb of beef is responsible for greenhouse gas emissions which have the same effect as the carbon dioxide released by an ordinary car travelling at 50 miles per hour for 155 miles, a journey lasting three hours. The amount of energy consumed would light a 100-watt bulb for 20 days.
Most of the greenhouse gas emissions are in the form of methane released from the animals' digestive systems, New Scientist magazine reported.
But more than two thirds of the energy used goes towards producing and transporting cattle feed, said the study, which was led by Akifumi Ogino from the National Institute of Livestock and Grassland Science in Tsukuba, Japan.
(The Telegraph – 23 Juillet 2007)

Désormais il reste à savoir si l’on peut améliorer une organisation pathogène par essence? A priori la réponse est négative. Bien au contraire il faudrait se débarrasser au plus vite de ce système intrinsèquement mauvais et dangereux. La solution ne pourrait passer que par une réorganisation complète de notre manière de cultiver les terres et d’élever le bétail. Cela devrait privilégier la pérennité d’un réseau d’exploitations multiples comme cela existait auparavant, qui produiraient pour un marché local, à définir selon les coûts des transports nécessaires à l’écoulement des produits, un marché non biaisé par des positions dominantes et dans lequel la qualité du produit sera privilégiée sur la quantité. Cela aurait de nombreuses conséquences dont parmi d’autres: une revitalisation des campagnes et la réapparition de communautés campagnardes stables approvisionnant des marchés locaux; une réduction de notre consommation non seulement de viandes mais également d’autres produits agricoles, ou pour le dire autrement un abandon du gaspillage général qu’implique le système actuel ; la forte réduction des surfaces cultivées en maïs destiné au bétail des fermes industrielles, ce qui aura pour conséquence la réduction de la consommation d’eau puisque 70% de cette dernière est d’origine agricole dont plus de la moitié pour le mais etc…

Alors faut-il espérer ? Non. La peur, si peur il y eut, n’est pas restée longtemps à l’affiche, remplacée rapidement par d’autres préoccupations tout aussi volatiles. Car à Cochon sur Terre l’intérêt et le court terme sont les deux mamelles de notre manière bien à nous de dysfonctionner. Et puis les profits et le court terme représentent un mélange irrésistible auquel aucun cochon digne de ce nom ne saurait résister comme la situation financière actuelle nous le prouve. C’est ainsi qu’il n’y a quasiment aucune chance que la situation ne s’améliore, bien au contraire, puisque cela nécessiterait non seulement une action sur le long terme mais en plus de moindres gains en perspective. C’est pourquoi il est très probable que nous aurons à subir un jour, en tout cas d’après de nombreux chercheurs, une véritable crise sanitaire, c'est-à-dire une épidémie comme nous ne savons plus ce qu’elle représente puisque nous qualifions de ce terme n’importe quoi pourvu que nous jouions à nous faire peur. Lorsqu’elle viendra cette pandémie à laquelle s’attendent tant de gens, nous n’aurons pas le temps de nous demander quoi que ce soit ni d’atermoyer. Et peut-être même ne croirons-nous pas la nouvelle trompétée comme de juste avec exactement la même dose de frénésie hystérique avec laquelle on nous abreuve de sensationnalisme bon marché chaque jour. Déjà vu penserons-nous : SARS, grippe porcine sans compter toutes les autres fausses mauvaises nouvelles, toujours plus dramatiques les unes que les autres. Nous ne serons donc pas prêts et rien n’aura été fait pour nous y préparer. Nous mourrons alors non plus comme des mouches mais bien comme des cochons ; et comment en serait-il autrement lorsque l’on a vécu toute son inexistence comme des cochons ?
Pour le moment tout le monde est donc content à Cochon sur Terre, le meilleur des mondes.

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